CD 1

  1. André Campra (1660-1744)
    « Ubi es dominus meus », motet à voix seule
  2. Louis Couperin
    Fantaisie de violes par Mr Couperin
    Louis-Nicolas Clérambault (1676-1749)
    Motets pour les trois jours qui précèdent le Caresme
  3. « Pour le dimanche de la Quinquagésime » à 2 Parties et le Chœur
  4. « Pour le lundy » à 2 Parties et le Chœur
  5. « Pour le mardy » à 2 Parties et le Chœur
  6. Louis Couperin (1626-1661)
    Fantaisie pour les violes par Mr Couperin
  7. Sébastien de Brossard (1655-1730)
    Prodromus Musicalis, canticum nonum
    « O Plenus irarum dies», motet pour baryton ou basse
  8. Marin Marais (1656-1728)
    Fantaisie pour viole et basse continue
  9. Sébastien de Brossard
    Prodromus Musicalis, canticum quintum
    « Festivi Martyres », motet pour dessus **
  10. André Campra
    « Tota pulchra es anima mea », motet à deux dessus
  11. Robert de Visée (1658-1725)
    Chaconne pour le théorbe
  12. Nicolas Bernier (1664-1734)
    « Ave Regina », motet à deux dessus et basse

 

Prise de son, montage et direction artistique: Jean-Claude Gaberel
Boîte en carton , livret couleur de 24 pages, temps total: 69′
Mit deutscher Text
English Notes

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1CD: 25 CHF
2CD: 40 CHF
Port et emballage: 3 CHF

Avec

  • Catherine Padaut et Bénédicte Tauran, dessus
  • Lisandro Abadie, basse
  • Emmanuelle Guigues, viole de gambe
  • Rémi Cassaigne, luth et théorbe
  • Gabriel Wolfer, orgue
  • Petit choeur de femmes (Michela Baretta, Maryline Brito-Gerber, Léonie Renaud, Catherine Wolfer-Huguet, Marie-Laure Cattin, Stéfanie Rey-Brugger, Cassandre Stornetta, Anne Wolfer)

 

Le présent enregistrement est le premier document sonore numérique enregistré à la collégiale de St-Ursanne dont l’acoustique est tant appréciée par les nombreux musiciens qui s’y produisent. L’utilisation de l’orgue historique au continuo est la première raison de ce projet. Le diapason de l’orgue de St-Ursanne, qui correspond à celui des instruments à cordes de l’époque (la: 415 Hz), donne un soutien et une couleur harmonique qu’un « orgue-coffre » ne peut pas produire. La pratique d’accompagner les voix et les instruments au grand orgue était d’ailleurs largement répandue dans toute l’Europe à l’époque baroque. Le grand orgue de la Chapelle royale de Versailles était lui-même conçu et disposé pour l’accompagnement de la musique religieuse avec orchestre, en plus de sa qualité d’instrument soliste.
Archétype de la musique sacrée, le « petit motet » fut largement et brillamment illustré en France sous le règne de Louis XIV notamment. Les petits motets constituent des perles d’expression et de science musicale, à une ou plusieurs voix, avec basse continue et parfois d’autres instruments. Le petit motet diffère du grand motet par sa durée et l’effectif des musiciens, non pas par la force du discours musical. Les motets de Clérambault, compositeur pour les jeunes filles de la Maison Royale de Saint-Cyr, nécessitent l’intervention d’un petit chœur de femmes. Les pièces choisies dans ce programme offrent une palette expressive riche et variée, avec des moyens pourtant réduits, se limitant aux voix et à la basse continue. L’itinéraire spirituel proposé dans ce programme suit une progression qui part de l’expression des tourments de l’âme implorante pour aboutir à la louange adressée à la Vierge et au Créateur.

Die vorliegende Aufnahme ist das erste digitale Klangdokument, welches in St-Ursanne aufgenommen wurde, an einem Ort, dessen Akustik von vielen hier bereits aufgetretenen Musikern hoch geschätzt wird. Die Verwendung der historischen Orgel als Continuo-Instrument ist der erste Grund dieses Projektes. Die Stimmtonhöhe der Orgel von St-Ursanne entspricht genau der Stimmung der Streichinstrumente des französischen Barockzeitalters (A:415 Hz) und gewährleistet eine klangliche Stütze für die Musik, welche niemals von einer schlichten Truhenorgel geleistet werden könnte. Die Praxis der Begleitung von Instrumenten und die Singstimmen durch die große Orgel war übrigens in der Barockzeit in ganz Europa weit verbreitet. Die Orgel der Königlichen Kappelle von Versailles war selbst, neben ihrer Bestimmung als Soloinstrument, auch für die Begleitung geistlicher Musik mit Orchester gedacht und disponiert.
Die « kleine Motette » fand, als Archetypus hochstehender geistlicher Musik, große Verbreitung in Frankreich, und erfreute sich vor allem unter der Herrschaft Ludwig des XIV allgemeiner und großer Beliebtheit. Die « kleinen Motetten », für eine oder mehrere Singstimmen mit Generalbass-Begleitung und gelegentlich auch für die Mitwirkung anderer Instrumente konzipiert, stellen wahre Perlen musikalischen Ausdrucks sowie musikalischer Gelehrtheit dar. Die « kleine Motette » unterscheidet sich von der « großen » hauptsächlich durch ihre Dauer und durch ihre Besetzung, nicht aber durch die Intensität ihrer musikalischen Aussage. Die Motetten von Clérambault, dem Komponisten für die jungen Mädchen des königlichen Pensionats von Saint-Cyr, erfordern auch die Mitwirkung eines kleinen Oberstimmenchores. Die hier ausgewählten Stücke bieten eine reiche und vielfältige Palette dieses Repertoires an, allerdings mit bescheideneren Mitteln, indem sie sich auf die Singstimmen und die Generalbass-Begleitung beschränken. Der hier beschrittene geistige Weg, folgt einer Entwicklung, welche mit dem Ausdruck der Klagen geplagter Seelen anhebt, um schließlich zu den Lobpreisungen an die Jungfrau und an den Schöpfergott zu gelangen.

The present recording is the first numerical sound document recorded at the St. Ursanne Collegiate Church, the acoustics of which are much appreciated by many musicians who have played there. The use of the historic organ in continuo is the main reason for this project. The pitch of the St Ursanne organ, which corresponds to that of the string instruments of the epoch (the 415) gives a harmonic support and colour which a “portable organ” could not produce. The practice of accompanying voices and instruments with the large organ was at the time widely used throughout Europe during the Baroque epoch. The big organ of the Versailles Royal Chapel was itself designed and set up to accompany religious music with an orchestra, as well as its quality as a solo instrument.
Archetype of sacred music, the “little motet” was largely and brilliantly illustrated in France, notably during Louis the ifteenth’s reign. The little motets are the gems of musical and scientific expression for one or several voices, with continuous bass and sometimes other instruments. The little motet differs from the big motet by its length and by the number of musicians, and not in the strength of its musical resonance. The motets of Clérambault, who was a composer for the young ladies of the Royal House of Saint-Cyr, requires the presence of a small women’s choir.The arrangements chosen in this programme offer an expressive, rich and varied choice, yet with limited resources, restricting themselves to the voices and the continuous bass. The spiritual path proposed in the program follows a progress which begins with the expression of the torments of the imploring soul to the praise given to the Virgin Mary and to the Creator.
The instrumental arrangements revive that musical era.

Gabriel Wolfer