Noël Normand, 1474

St-Ursanne, collégiale

Samedi 17 décembre 2022, 20h

Entrée libre – collecte

 

“Noël normand, Rouen 1474” – Musique pour les anges et les bergers

(Première représentation depuis 550 ans ! )

Rouen, 1474 : comme il est d’usage dans les villes et les campagnes, l’histoire de Noël est racontée ; elle se déroule jusqu’à la conclusion joyeuse avec la Sainte Famille et ses protagonistes. Il vaut toutefois la peine de prendre du recul et de considérer les événements dans une perspective plus large…
Les personnages supposés secondaires passent au premier plan : les bergers se mettent en route pour Bethléem et les anges veillent sur eux. Ils apparaissent tous avec leur propre musique dans des compositions de l’époque ; les anges chantent avec le luth, la harpe et l’orgue, les bergers au son pastoral de la vièle et de la flûte, de la cornemuse et de la vielle à roue. Les vers du jeu de Rouen sont accompagnés, à la manière de l’époque, des mélodies qui nous sont parvenues dans des recueils de chansons magnifiquement décorés. La musique et les paroles se fondent dans l’interprétation unique de cette œuvre riche en traditions.

 

Ensemble ReRenaissance,

(section médiévale de la Schola Cantorum de Bâle)

Grace Newcombe – chant, harpe
Tessa Roos – chant, Cloches
Matthieu Romanens – chant
Raitis Grigalis – chant
Claire Piganiol – organetto, harpe
Baptiste Romain – violon, cornemuse
Tabea Schwartz – flûte à bec
Tobie Miller – vielle à roue, chant
N. N. – chant, luth à plectre
Marc Lewon – luth renaissance, chant
Direction artistique : Elizabeth Rumsey, Marc Lewon et David Fallows

 

La ReRenaissance :
Redécouverte d’une rareté musicale
Description du point de vue du musicien interprète et du musicologue, qui recherchent et jouent
en même temps pour faire naître quelque chose de nouveau en accord avec la source …
Le Mystère de Rouen, représenté dans cette ville en 1474 et imprimé à Paris en 1490, est en soi
un mystère séduisant ; à 21 endroits, l’impression contient des portées vides indiquant qu’une
polyphonie à trois ou quatre voix était prévue ici.
Certes, aucun exemplaire avec notation musicale n’a été conservé. Les formes claires des poèmes,
associées à la convention bien documentée à l’époque de réutiliser le matériel musical, nous
permettent toutefois de procéder à une hypothétique réinterprétation des intermèdes musicaux
en utilisant les meilleures compositions de l’époque.